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Vivre plus sainement?

Vivre plus sainement?

Pourquoi la population suisse veut perdre du poids – et pourquoi cela échoue souvent

La gestion du poids est un sujet important en Suisse. Dans notre étude, nous avons analysé la manière dont la population aborde la question de la perte de poids, de la motivation aux sources d’information en passant par les méthodes.

L’étude en bref
  • Source des données: panel Internet YouGov comptant 115 000 membres actifs validés
  • Taille de l’échantillon: 1501 personnes interrogées
  • Population: population suisse, de 18 à 79 ans
  • Période d’enquête: du 17 novembre au 28 novembre 2025

Voir les informations clés de l’étude 

Perdre du poids va bien au-delà de «manger moins et faire plus d’exercice» – c’est ce que montre le taux de réussite des différentes méthodes. Quelles sont les approches les plus appréciées et lesquelles fonctionnent réellement? Nous avons interrogé la population suisse à ce sujet. 

Avoir meilleure apparence ou vivre plus sainement: pourquoi voulons-nous perdre du poids?

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La gestion du poids met-elle l’accent sur la santé ou l’apparence? La tendance est claire. Pour 56% des personnes interrogées en surpoids ou en obésité, l’amélioration de la santé constitue la priorité absolue. La prévention ou la réduction des maladies jouent également un rôle important pour 44% des personnes interrogées. Pour 36%, l’amélioration des performances physiques est un autre objectif. Seuls 20% citent l’amélioration de l’apparence comme une motivation.

Comment les Suisses et Suissesses essaient-ils de perdre du poids?

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Lorsqu’il s’agit de «perdre du poids», les régimes sont encore très répandus, malgré leurs inconvénients bien connus. Dans ce contexte, comment la population suisse aborde-t-elle concrètement la perte de poids? Nous avons interrogé des personnes qui vivent elles-mêmes avec une surcharge pondérale ou dont un membre de leur famille est concerné. Un quart de ces personnes indiquent ne pas avoir pris de mesures ciblées pour perdre du poids jusqu’à présent. La méthode la plus fréquemment choisie est un changement d’alimentation à long terme, qui est utilisé par environ un tiers des personnes interrogées. Malgré la tendance en faveur d’approches durables, les régimes restent une stratégie essentielle (29%). Suivent les programmes d’activité physique (25%) qui soulignent l’importance de l’activité physique en tant qu’élément central de la perte de poids.

Comment les personnes souffrant d’obésité abordent-elles la question de la perte de poids?

Les personnes souffrant d’obésité ont essayé plus souvent des mesures de perte de poids que les personnes en surpoids. Pour elles aussi, la priorité est de changer leur alimentation à long terme, puis de suivre des régimes à court terme. Le thème du conseil nutritionnel semble revêtir une importance nettement plus grande dans ce sous-groupe. Près d’une personne sur trois y a déjà recouru.

Le soutien professionnel fait-il défaut lorsqu’il s’agit de perdre du poids?

Nous avons demandé aux personnes qui n’ont pas encore essayé de mesures de perte de poids et pourquoi elles n’ont pas fait appel à une aide professionnelle:

  • Plus de la moitié n’identifie aucun besoin ou souhaite aborder le sujet à titre privé.
  • Un peu plus d’un cinquième citent des raisons financières comme un obstacle.
  • Seuls 4% n’ont pas trouvé d’interlocuteur approprié.

Cela indique que l’accès à l’aide en Suisse est généralement facile, mais que les obstacles sont plutôt les coûts et le désir d’autonomie.

Quel est le succès des régimes et autres méthodes similaires?

Il existe de nombreux moyens d’atteindre le poids idéal, mais quelles sont les approches qui fonctionnent réellement? Les régimes à court terme semblent les moins efficaces parmi les personnes interrogées. De nombreux répondants déclarent que cette mesure ne les a pas aidés ou qu’ils l’ont abandonnée prématurément. Les valeurs sont déjà nettement meilleures s’agissant des conseils en nutrition, mais le changement d’alimentation à long terme représente le taux de réussite le plus élevé. Les programmes d’activité physique semblent également avoir fait leurs preuves chez la majorité des personnes interrogées qui ont déjà essayé.

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Pourquoi la perte de poids échoue-t-elle?

La question décisive est la suivante: pourquoi les mesures testées restent-elles infructueuses ou pourquoi sont-elles interrompues prématurément? Près de la moitié des personnes interrogées en voient les raisons chez elles-mêmes et citent le manque de motivation ou de discipline comme raison principale.

Autres facteurs:

  • Dans un tiers des cas, l’absence de succès ou des attentes excessives ont conduit à un abandon prématuré.
  • Le manque de temps joue un rôle moins important, mais constituait tout de même un obstacle pour un quart des personnes interrogées.
  • Un constat positif: le soutien de l’entourage social fait rarement défaut – seuls 8% le citent comme raison.

Où et comment la population suisse s’informe-t-elle sur le thème de la «perte de poids»?

Situation réelle

Les personnes qui s’intéressent déjà activement à des thèmes tels que la gestion du poids, le surpoids ou l’obésité recherchent généralement des informations sur Internet ou auprès de leur médecin de famille. En revanche, les personnes souffrant d’obésité se tournent plus souvent que le reste de la population vers des spécialistes tels que des diététiciens, des spécialistes ou leur médecin de famille.

Situation souhaitée

Quelles sources d’information pourraient aider la population à s’informer encore mieux et plus tôt sur des sujets tels que la gestion du poids, le surpoids et l’obésité? L’échange personnel joue ici un rôle central. Les médecins de famille et les diététiciens sont particulièrement souvent cités comme des interlocuteurs potentiels importants, suivis de la famille et des amis. Les personnes interrogées souffrant d’obésité se tourneraient encore plus souvent vers le médecin de famille comme source d’information et accordent aux spécialistes une importance nettement plus grande que le reste de la population.

Échanges personnels vs offres numériques

La question de l’utilité des sources d’information numériques fait l’objet d’évaluations divergentes. En effet, 28% des personnes interrogées déclarent ne pas vouloir utiliser les offres numériques proposées – ce pourcentage est particulièrement élevé chez les 60-79 ans. Chez les personnes souffrant d’obésité, ce taux atteint même 38%. Dans l’ensemble, 29% des personnes interrogées estiment que les plateformes d’information sont utiles, tandis que 25% jugent positivement les applications ou les programmes de santé numériques. En revanche, l’échange avec des personnes partageant les mêmes idées sur les forums en ligne ne joue un rôle que pour peu d’entre elles. Les différences entre les groupes d’âge sont évidentes: les podcasts, vidéos et contenus sur les réseaux sociaux sont particulièrement appréciés par les jeunes, tandis que les plateformes d’information sont plutôt appréciées par les personnes plus âgées.

Conclusion et incitation

Derrière les chiffres de cette étude se cachent des personnes aux expériences différentes, allant de changements d’alimentation réussis à long terme jusqu’aux tentatives de régime échouées à court terme. Les données montrent que même si la motivation est majoritairement axée sur la santé et que les informations sont en principe disponibles, la mise en œuvre échoue souvent en raison d’un manque de motivation, d’attentes irréalistes ou d’un manque de temps. Il n’est pas surprenant que les régimes à court terme ont un taux d’échec plus élevé que les changements alimentaires à long terme ou les conseils nutritionnels accompagnés. Néanmoins, les régimes restent l’une des mesures les plus fréquemment utilisées pour perdre du poids.

Un mode de vie sain avec une alimentation équilibrée et une activitéphysique suffisante restent donc essentiels. Dans le même temps, la science montre que la gestion du poids ne dépend pas uniquement de la volonté. Des facteurs tels que le stress, le manque de sommeil, les médicaments, les hormones et la prédisposition génétique jouent également un rôle. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe donc l’obésité comme une maladie chronique complexe. Une meilleure connaissance des causes de l’obésité pourrait aider à réduire la stigmatisation et l’auto-culpabilisation. Les personnes concernées ne devraient pas se sentir seules responsables. Au lieu de cela, des approchesdurables et personnalisées sont nécessaires, car un mode de vie sain à long terme commence par un soutien et un changement conscient des mentalités.

Source: YouGov Suisse 2025 © Tous droits réservés

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Vers le dossier

de Lara Brunner,

publié le 25.02.2026


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