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Vivre plus sainement?

Vivre plus sainement?

Attention, champignon vénéneux! Voici ce à quoi il faut veiller quand on cueille des champignons

La cueillette des champignons: une activité idéale en automne. Mais à quoi faut-il faire attention à cette occasion? De quoi a-t-on besoin? L’experte en champignons Rosemarie Kuhn vous dit tout.

Qu’est-ce qui est le plus important pour la cueillette des champignons?

Les choses à faire absolument:

  • Consulter à l’avance les dispositions cantonales sur le site de la VAPKO.ch et repérer le lieu de contrôle le plus proche ainsi que ses heures d’ouverture.
  • Faire examiner ses champignons avant de les consommer. Vous trouverez les lieux de contrôle ici.
  • Respecter l’univers des champignons.
  • Penser aux agriculteurs: refermer derrière soi les clôtures en fil de fer et contourner les prairies d’herbes hautes.
  • Profiter de l’instant, ne pas simplement arracher ou écraser les champignons.

Les choses à proscrire absolument:

  • Utiliser un sac en plastique pour la cueillette. Cela aurait pour effet de détériorer rapidement les champignons.
  • Préparer et manger des champignons en cas de doute sur leur toxicité.
  • Cueillir trop de champignons. Les champignons sont un mets délicat. Il ne faut pas en consommer plus de 200 g par semaine, car les champignons sauvages peuvent contenir des métaux lourds nocifs présents dans le sol. De plus, ils sont difficiles à digérer.
  • Remplir le panier de champignons en tous genres avec des restes de terre et les amener ainsi au lieu de contrôle des champignons.
  • Crier dans la forêt, laisser des déchets ou ratisser la forêt avec un bâton.

Comment reconnaître les champignons vénéneux?

knollenblatter
knollenblatter
Très toxique!

L’amanite phalloïde

Aucun modèle ne permet malheureusement de reconnaître les champignons toxiques. De nombreuses espèces comprennent des champignons comestibles et d’autres vénéneux. Il faut s’intéresser de près au sujet et à la classification des champignons. L’amanite phalloïde est très dangereuse.

Existe-t-il des espèces présentant un risque de confusion particulièrement élevé?

Oui, elles sont souvent représentées côte à côte dans les livres sur les champignons.

champignon

Champignon comestible:

Le champignon de Paris

 

knollenblatter

Champignon toxique:

L’amanite phalloïde

morchel

Champignon comestible:

La morille

fruhlingslorchel

Champignon toxique:

Le Gyromitre

steinpilz

Champignon comestible:

Le cèpe

gallenrohrling

Champignon non comestible:

Le bolet amer

eierschwamme

Champignon comestible:

La chanterelle

falscher-pfifferling

Champignon non comestible:

La fausse chanterelle

stockschwammchen

Champignon comestible:

La pholiote changeante

nadelholzhaubling

Champignon toxique:

La galère marginée

perlpilz

Champignon comestible:

L'amanite rougissante

pantherpilz

Champignon toxique:

L’amanite panthère

Que faire en cas de suspicion d’intoxication par des champignons?

  • Les personnes présentant des symptômes sévères, tels que nausées, vomissements, diarrhées, vertiges, doivent appeler le numéro d’urgence 144 pour faire venir une ambulance. Les médecins s’adresseront alors à Tox Info Suisse pour obtenir des informations sur la marche à suivre.
  • Pour les personnes inquiètes ou présentant des symptômes légers: Tox Info Suisse, numéro d’urgence 145 joignable 24h/24, donne des informations sur la marche à suivre.
  • En attendant, ne rien manger ni boire sans avis médical (ni eau ni lait, ni boissons alcoolisées).
  • Si possible, récupérer les épluchures, les restes de repas ou les vomissures. Cela permet aux experts en mycologie d’identifier les champignons consommés et aux médecins de proposer un traitement approprié.

Source: VAPKO.ch

Quand se rendre dans un lieu de contrôle mycologique & à quoi faut-il faire attention?

Expérimentés ou non, les cueilleurs devraient se rendre au centre de conseil sur les champignons au moindre doute pour expertise. Les lieux de contrôle sont listés sur le site Internet la VAPKO (Association suisse des organes officiels de contrôle des champignons).

Les champignons non identifiables doivent être emportés entiers (sporophore entier: c’est-à-dire avec le chapeau et la base du pied) et séparés des autres champignons dans le panier. Le mieux est d’emballer les variétés non identifiées dans un sac en papier, à part dans le panier. J’utilise des sachets pour sandwichs de Migros. Ne prendre que 1 à 3 espèces inconnues.

À quelle saison et à quel moment de la journée cueillir des champignons?

Cela dépend de l’objectif, c’est-à-dire des variétés de champignons recherchées. Il y a toujours des champignons à observer et à identifier. La morille, par exemple, fait partie des champignons de printemps. Bon nombre de personnes associent la saison des champignons à l’automne. Il est vrai que cette époque de l’année offre une grande diversité d’espèces, dont de nombreux champignons comestibles succulents comme les cèpes et les chanterelles. Cela vaut la peine de partir tôt le matin, avant que les escargots, les vers et les insectes, ainsi que d’autres cueilleurs ne jettent leur dévolu dessus.

Où trouve-t-on le plus de champignons?

C’est à chacun de trouver son coin à champignons. Mais il faut savoir que de très nombreux champignons comestibles vivent en symbiose avec un arbre ou un arbuste. Sans arbre, pas de champignons, sans champignons, pas de forêt ou du moins pas de forêt saine. Inutile d’aller bien loin! Si vous vivez à proximité d’une forêt et que vous vous y rendez régulièrement, vous aurez souvent des surprises. Il peut également être intéressant de se promener à la lisière des forêts.

Quelles sont les conditions déterminantes?

De très nombreux facteurs déterminent la présence de champignons. Avec le temps et l’expérience, on développe une certaine intuition. Le lendemain d’un orage, il se peut que les champignons soient très nombreux uniquement dans une zone bien précise. En cas de sécheresse ou sur les versants secs, rien ne pousse, même en présence d’arbres ou d’arbustes favorables. Et puis il y a des périodes où je me dis que toutes les conditions sont réunies, mais la nature reste en sommeil. Je me demande alors si cela a un rapport avec le calendrier lunaire, mais à ma connaissance, personne n’a encore étudié la question.

(Voir suite ci-dessous...)

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Vers le Dossier

Qu’est-ce qui est autorisé ou non lors de la cueillette des champignons?

Il existe des dispositions cantonales et communales en matière de cueillette des champignons. Celles-ci sont disponibles sur le site de la VAPKO. Ainsi, il existe des périodes de protection des champignons et des jours de cueillette interdite. Certains cantons interdisent de chercher les champignons de nuit, limitent les quantités autorisées et instaurent d’autres règlements.

De quoi ai-je besoin pour cueillir des champignons?

Pour cueillir des champignons, il faut un panier ou un sac en tissu et un couteau. En outre, il est important de porter de bonnes chaussures et des vêtements adaptés à la météo (pantalons longs dans les régions à tiques) ainsi que d’appliquer un spray anti-tiques et de prendre toutes les précautions contre les tiques. Après la cueillette, rechercher la présence de tiques sur l’ensemble du corps.

Comment cueillir les champignons?

La plupart du temps, on fait pivoter les champignons en les soulevant légèrement avec un couteau. Selon les espèces, on peut aussi les couper. Pour les champignons inconnus, emporter impérativement le sporophore entier afin de le faire examiner. Des signes distinctifs permettant de faire la différence entre les champignons comestibles et toxiques se trouvent souvent à la base du pied. On peut également noter l’emplacement et le type de végétation autour du champignon. Ces éléments donnent des indications importantes sur la variété. Pour les champignons inconnus, deux ou trois spécimens suffisent à leur identification.

À quoi d’autre faut-il faire attention lors de la cueillette?

Il convient de débarrasser les champignons de la terre et des aiguilles, et de les nettoyer dans la forêt. Ne cueillir que des champignons en parfait état. Mieux vaut ne pas ramasser ceux présentant des traces de vers ou des parties rongées. Laisser également les très jeunes et les vieux champignons.

Puis-je manger des champignons crus lors de la cueillette?

Les champignons sauvages doivent être cuits pendant 15 à 20 minutes. En outre, les œufs du ténia du renard peuvent être présents sur les champignons sauvages. Il ne faut donc pas manger les champignons crus, mais bien les faire cuire. Seuls le faux-hydne gélatineux et la guépinie rousse peuvent être consommés crus et en petites quantités après lavage. Les truffes sont également comestibles crues.

Les champignons de culture sont souvent consommés crus. Ils peuvent toutefois provoquer des troubles gastriques ou intestinaux, voire des vomissements chez les personnes sensibles. La Vapko recommande donc de consommer les champignons de Paris crus avec prudence.

Comment conserver et transporter les champignons?

Pour la conservation ou le transport, il ne faut utiliser que des récipients perméables à l’air. Par exemple, un panier, un sac en tissu ou un sac spécifique pour la cueillette avec un filet. Les champignons doivent être disposés de façon à ce que l’air circule, sans les écraser et donc sans les empiler trop haut. L’idéal est un panier large et peu profond.

Les sacs en plastique et autres emballages imperméables à l’air sont à proscrire, car ils font transpirer les champignons. Il s’ensuit une fermentation et une décomposition des protéines. Les produits qui en résultent peuvent également être à l’origine d’intoxications. Même au réfrigérateur, les champignons ne doivent pas être conservés dans un sac en plastique. Avant de préparer les champignons, les nettoyer avec un pinceau et sans eau.

Comment en apprendre davantage sur la cueillette des champignons?

Pour cela, il est possible de consulter des ouvrages de référence, d’accompagner des personnes expérimentées, de suivre des cours et participer à des excursions sur les champignons ou d’adhérer à une association de mycologues.

Qu’est-ce qui vous fascine tant dans la cueillette des champignons? Comment en êtes-vous arrivée là?

Enfant, j’ai ramassé des champignons plusieurs fois avec ma mère. À l’époque, on ne s’y connaissait pas trop; c’est l’instituteur du village qui examinait les champignons. Je me souviens d’avoir vu un cèpe géant à l’occasion d’une exposition quand j’avais environ 7 ans. Cela m’a fascinée. À 30 ans, j’ai suivi un cours sur les champignons à l’École-club Migros de Coire. J’ai alors rejoint l’association de mycologie de Coire, j’ai passé l’examen de contrôleuse de champignons à Landquart en 1997 et j’ai commencé à faire des excursions un an plus tard.

de Pia Teichmann,

publié le 18.09.2023


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