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Trop de sucre? Voici comment le réduire.

L’être humain aime tout ce qui est sucré, et donc le sucre. Autrefois, la saveur sucrée permettait de différencier les aliments toxiques de ceux qui ne l’étaient pas. Aujourd’hui, nous consommons deux fois plus de sucre que nécessaire. Notre experte Annina Waser explique ce que nous pouvons faire, au même titre que les fabricants de produits alimentaires, pour éviter de consommer trop de sucre.

Pourquoi aimons nous tant le sucré?

Nous avons une préférence rationnelle, relevant de la biologie de l’évolution, pour le sucré: le goût sucré est un signe de nourriture énergétique et sûre, c’est-à-dire non toxique. Un goût amer peut par contre indiquer un aliment nuisible à la santé.

Où y a-t-il réduction du sucre?

Migros est consciente de sa responsabilité en ce qui concerne les recettes des aliments et travaille en permanence à leur amélioration. Pour ce faire, différentes gammes de produits sélectionnées sont définies, pour lesquelles on s’efforce de réduire la teneur en sucre. Migros se mobilise en outre depuis 2015, dans le cadre de la Déclaration de Milan, pour la réduction de la teneur en sucre de ses produits de marques propres. En signant cette déclaration, Migros s’engage à diminuer la teneur en sucre de ses yogourts, sérés, boissons lactées, céréales pour petit-déjeuner et boissons rafraîchissantes.

Moins de sucre dans les céréales

S’agissant des céréales pour le petit-déjeuner, de nombreuses baisses ont pu être opérées cette année dans l’assortiment national de marques propres. En outre, quelques produits ont été remplacés par des nouveautés améliorées moins sucrées. Par toutes ces mesures, Migros avait, fin 2018, diminué de 16,7% (valeur médiane) la teneur en sucre ajouté de ses céréales pour le petit-déjeuner de marques propres. Depuis lors, l’enseigne réduit en continu la quantité de sucre présente dans ces produits. Elle devrait communiquer sur l’ampleur de ces réductions fin 2022.

Combien de sucre consomment les citoyennes et citoyens helvétiques?

Selon l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), la population suisse consomme en moyenne environ 44 kg de sucre par personne et par an. Cela correspond à environ 110 g de sucre par jour, soit plus du double des apports recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS): celle-ci a en effet fixé la limite à 50 g de sucres «ajoutés» par jour, soit l’équivalent de 12 cuillères à café. Une quantité que contient par exemple à peu près un demi-litre de boisson sucrée ou de yogourt drink.

Quel rôle joue le sucre incorporé dans les aliments produits industriellement?

Les raisons pour lesquelles du sucre est incorporé ou «ajouté» à des produits sont diverses. Dans certains d’entre eux – par exemple les confitures, sirops et autres – c’est important pour leur conservation. Mais le sucre est aussi un vecteur de goût: en petite quantité, il le transcende. Il est ainsi habituel d’incorporer une pincée de sucre dans une sauce tomate pour, de cette façon, «absorber l’acidité» comme on dit. L’ajout de sucre dans les sauces de salade ou les conserves au vinaigre vise le même but.

Il est extrêmement difficile d’éviter strictement le sucre dans son alimentation. Beaucoup de produits contiennent du sucre «caché».

Il est vrai que quantité de produits renferment du sucre, même ceux que l’on ne soupçonnerait pas. Les produits finis et semi-finis sont ici particulièrement concernés. L’assortiment Migros de produits «sans sucres ajoutés» croît cependant continûment, et les aliments de base ou peu transformés continuent de ne contenir aucuns sucres ajoutés.

12 cuillères à café de sucre par jour sont vite atteintes: vrai ou faux?

Cela dépend des habitudes alimentaires de chacun-e. D’un point de vue objectif, les faibles quantités de sucre présentes dans des produits comme le pain, la sauce tomate, les conserves au vinaigre ou les produits carnés ne sont pas le cœur du problème pour les personnes qui veillent à avoir une alimentation saine. Dans un tel cadre, le sucre n’est en effet pas «interdit». 10 pour cent au maximum de l’énergie consommée quotidiennement devraient toutefois provenir du sucre. Cela correspond aux 50 grammes environ déjà évoqués, une quantité que l’on peut atteindre sans problème en consommant boissons sucrées, pâtisseries et produits laitiers sucrés ou friandises.

(Voir suite ci-dessous...)

Que puis je faire si je veux renoncer complètement au sucre «ajouté»?

Il y a dans les rayons des commerces de détail un vaste choix de denrées alimentaires de base ou de produits peu transformés non sucrés. Des produits édulcorés avec un ersatz de sucre constituent une autre alternative. La liste des ingrédients indique si du sucre a été ajouté à un produit. Il est important de savoir si l’indication «dont sucre» du tableau nutritionnel figurant sur l’emballage fait référence uniquement au sucre cristallisé rajouté ou englobe aussi tous les autres types de sucre. Y compris ceux contenus naturellement par exemple dans le lait, les fruits et les légumes.

Par exemple?

Dans le yogourt nature M-Classic, le tableau nutritionnel affiche une teneur en sucre de 4,1 g pour 100 g. Un yogourt nature ne contient certes pas de sucre au sens traditionnel du terme, mais on y trouve comme ingrédient principal du lait, et celui‑ci renferme naturellement du sucre lactique (lactose). La teneur déclarée en types de sucre correspond donc au lactose naturellement présent dans le lait.

Quelles indications sur un emballage correspondent-elles à du sucre?

Du sucre de table est le plus souvent employé, que l’on trouve sous l’appellation «sucre» dans la liste des ingrédients. Certains produits contiennent cependant d’autres types de sucre qui peuvent être par exemple du glucose (sucre de raisin), du fructose (sucre de fruit), du sirop de glucose-fructose, du maltose (sucre de malt) ou du lactose (sucre lactique). Sont en outre aussi utilisés différents aliments édulcorants comme du miel, des jus concentrés (d’agave ou de poire par exemple), des sirops (sirop d’érable ou de riz par exemple), ou des concentrés de jus de fruit.

Sous quels noms se cachent les édulcorants?

Les édulcorants figurent dans la liste des ingrédients soit avec leur appellation, soit avec le numéro E correspondant. Avant l’appellation ou le numéro E, on trouve toujours la mention de la classe dite fonctionnelle. Si par exemple l’édulcorant saccharine est utilisé, la liste des ingrédients du produit mentionne «édulcorant (saccharine)» ou «édulcorant (E954)».

(Poursuivez votre lecture ci-dessous...)

Comment les fabricants peuvent-ils réduire la teneur en sucre?

Les premiers projets de réduction du sucre dans les yogourts ont été lancés par Migros dès 2011. Dans une première étape, leur teneur a été diminuée de 5 à 10% dans 56% de l’assortiment national de yogourts de l’enseigne. Nous n’avons cessé de travailler à la réduire encore: entre 2016 et fin 2018, elle a été diminuée de 3,2% supplémentaires dans l’assortiment national de yogourts Migros. Depuis lors, l’enseigne réduit en continu la quantité de sucre présente dans ses yogourts. Elle devrait pouvoir communiquer sur l’ampleur de ces réductions fin 2022.

Existe-t-il des aliments dont la teneur en sucre ne peut être que difficilement réduite?

Oui, il y en a. Les produits à goût chocolaté constituent généralement un défi important. Lors de la dégustation de tels produits dont on avait diminué la teneur en sucre, nous avons déjà constaté à plusieurs reprises qu’ils étaient jugés trop amers.

Comment réduisez-vous personnellement votre consommation de sucre au quotidien?

Je veille à avoir dans l’ensemble une alimentation variée et équilibrée. Mais je m’autorise aussi de temps en temps une douceur.

Approfondissez vos connaissances sur le sucre

de Silvia Schütz,

publié le 11.04.2018, ajusté le 17.08.2022


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